samedi 28 avril 2018

Claymore, tome 9 de Norihiro Yagi.



Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Me revoilà avec non pas un roman mais un manga: le neuvième tome de la saga Claymore, mettant en scène Clare et ses amies guerrières. Intitulé Le gouffre de l'enfer, ce neuvième tome nous invite à retrouver notre héroïne dans une aventure où les épées vont s'entrechoquer, où les pouvoirs vont être employés et où les nerfs seront mis à rude épreuve... En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Les Claymores, c'est quoi?
Je commence à peu près toujours mes chroniques de la même façon, comme vous le savez sûrement si vous êtes un habitué du blog: j'aime démarrer avec une présentation des auteurs du jour. Cependant, j'ai déjà eu l'occasion de vous parler un peu de Claymore et de son papa, Norihiro Yagi, lors de ma première chronique sur le sujet. Je vais donc éviter de me répéter et je vous invite plutôt, à la place, à suivre le lien ci-dessous qui vous mènera aux autres articles sur Claymore!


Claymore, tome 9: Le gouffre de l'enfer:
Résumé:
Malgré son rang inférieur, Clare n'a pas hésité à interrompre sa quête (elle est à la recherche de Raki, son jeune compagnon) pour aller venir en aide à des Claymores en bien mauvaise posture. Le combat touche à sa fin, et la jeune guerrière découvre non seulement une piste pour retrouver Priscilla, ancienne Claymore qui a tué Teresa, son mentor, mais aussi un fait bien troublant sur les Claymores. Mais pas de répit: un gros groupe de Claymores est envoyé dans les provinces froides du nord pour une mission dangereuse...

Rassemblement de Claymores pour une mission périlleuse:
Jusqu'à présent, nous avons souvent eu l'occasion de voir les Claymores agir ou seule, ou en petit comité (quatre ou cinq à la fois) lorsque la mission le demandait. Cependant, cette fois, l'organisation a décidé d'envoyer du lourd et de faire intervenir non pas cinq, ni même dix guerrières, mais bien une vingtaine. 
Autant le dire, avec autant de Claymores sur le terrain, la mission s'annonce périlleuse: le froid et la neige n'aideront pas. Parmi les présentes, on retrouve des héroïnes ayant déjà croisé le chemin de Clare par le passé, notamment Miria, Helen et Deneve. Elle avait fait équipe avec elles et, à l'issue d'un combat difficile, elles avaient découvert que l'organisation cherchait à leur tendre un piège car elles avaient déjà toutes mises un pied du côté de l'awakening.
Une autre Claymore qui, visiblement, jouera un rôle important dans les aventures de Clare est Jean: Jean fait partie des meilleures et possède un don particulier, celui de "tourner" son bras pour s'en servir pendant un combat. Une alliée précieuse pour Clare.

Ce que j'ai pensé de ce tome:
Nous y voilà, le neuvième tome de Claymore! Avec cette lecture, je me rends compte que j'ai déjà dévoré un tiers de la saga. J'étais impatiente de découvrir Le gouffre de l'enfer, en espérant être à nouveau conquise par l'univers Norihiro Yagi. Et dans l'ensemble, c'est plutôt réussi, même si je me pose quand même quelques questions...

Démarrons par du positif, et je vais encore une fois souligner la qualité visuelle de ce manga. C'est un point que j'avais déjà soulevé précédemment mais je trouve que Norihiro Yagi a fait de plus en plus d'efforts pour proposer des manga soignés et ça s'en ressent encore ici. Les Claymores se distinguent de plus en plus des autres, les lieux sont aussi un peu plus travaillés. J'espère que ça va rester dans cette voie.

Toujours dans les bonnes choses, j'ai beaucoup aimé l'intrigue de ce tome. On commence par la fin du combat démarré dans le livre précédent, mais l'histoire qui commence m'intéresse beaucoup. Elle reprend des thèmes abordés un peu plus tôt (l'organisation, les Claymores/awakened...) et je suis contente que ce soit enfin repris. Cela promet une suite très intéressante. 

J'ai trouvé que c'était aussi une bonne idée de faire une mission de "masse", avec un grand nombre de Claymores. Cela nous donne ainsi l'occasion d'en découvrir davantage (certaines, comme Jean, sont particulièrement intéressantes), et ça permet de se dire que la suite risque d'être sacrément musclée. 

En parlant des nouvelles Claymores, j'aime plutôt bien Jean: sa technique de combat est originale, changeant de celles des autres Claymores vues jusqu'à présent. J'espère qu'on aura davantage l'occasion de la voir, et que sa relation avec Clare continuera d'évoluer dans ce sens. Quant à Clare, je trouve qu'elle prend de l'assurance à chaque nouvelle aventure. Elle est moins en retrait, plus courageuse. J'aime cette évolution.

Je suis en revanche un peu perdue face à certains éléments de l'intrigue. Ou plutôt face à un point majeur: le système des rangs. Il a été établi très tôt que chaque Claymore possédait un numéro, qui correspondait non seulement à sa location géographique mais aussi et surtout à sa puissance. Il y a 47 rangs en tout, et Clare est classée numéro 47. Cependant, on peut le dire: il y a souvent des morts dans les différents tomes de Claymore, et pourtant les rangs se semblent pas évoluer. 

Cela rejoint un second point, un peu plus mineur celui-là: je trouve toujours que l'organisation est trop "mystérieuse": on n'a très peu d'informations la concernant. Sans forcément avoir une description détaillée et longue comme le bras, quelques éléments supplémentaires seraient les bienvenus...

Cependant, à l'exception de ces deux choses, j'ai beaucoup aimé ma lecture du Gouffre de l'enfer et je suis déjà motivée pour me plonger dans sa suite! :)

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette petite chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir avec un petit commentaire, je vous réponds toujours avec plaisir! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Houdini, magicien et détective, tome 1: Metamorphosis de Vivianne Perret.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Aujourd’hui, je vous propose de nous lancer ensemble sur un terrain que j’affectionne particulièrement : celui du roman policier historique. J’ai toujours été passionnée par les enquêtes et les détectives, mais depuis que je suis adolescente ma préférence va sans discuter aux aventures se passant à une autre époque. La faute, sûrement, au Dupin d’Edgar Allan Poe ou encore à ce bon vieux Sherlock Holmes. Alors, lorsqu’en me promenant au milieu des libraires présents aux Quais du Polar 2018 je suis tombée sur une série de romans mettant en scène l’illustre magicien Houdini, je n’ai pas hésité à me lancer dans le premier tome. Intitulé Metamorphosis, il se déroule dans le San Francisco de la toute fin du 19ème siècle… En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Qui est Vivianne Perret ?
Démarrons notre chronique en beauté avec quelques mots sur Vivianne Perret, l’autrice de Metamorphosis que j’ai eue l’occasion de rencontrer lors des Quais du Polar 2018. Née en 1961, Vivianne Perret est une vraie passionnée. Passionnée d’Histoire avec un grand H, d’abord, mais plus généralement de cultures et de langues diverses. Ces différentes passions l’amènent à multiplier les casquettes : elle est, à la fois, écrivaine, historienne, mais aussi scénariste et chroniqueuse à la radio. Ses livres conjuguent ses amours pour l’histoire et l’écriture. Sa bibliographie comprend notamment la série des Houdini, magicien et détective (quatre tomes à ce jour), des ouvrages thématiques sur, par exemple, l’histoire du surnaturel, ou encore une biographie de Louisa May Alcott. Si vous avez envie d’en découvrir davantage à son sujet, je vous invite à faire un petit tour sur son site internet, que je vous laisse en lien ci-dessous !


Houdini, magicien et détective :
Résumé :
1899, San Francisco. Le jeune Jim, petit voleur des rues, croise un jour le chemin d’Harry Houdini, un magicien qui commence à faire parler de lui grâce à ses impressionnants numéros d’évasion. Devenant son assistant, Jim découvre la vie menée par Harry et son épouse, Bess. Mais alors qu’Harry se prépare pour son spectacle, Ong Lin Foon, un riche marchand du quartier chinois, lui demande de l’aide pour retrouver sa nièce, kidnappée alors qu’elle devait le rejoindre depuis la Chine. De peur qu’elle soit revenue pour se prostituer, le marchand compte sur le magicien pour utiliser ses talents afin de la sortir d’un destin tragique. Aidé de son épouse, Houdini se retrouve alors sur un terrain nouveau pour lui : celui de l’enquête !

Houdini, magicien plus que célèbre !
Pour cette série de romans policiers historiques, Viviane Perret a choisi comme héros un célèbre magicien ayant bel et bien existé : Harry Houdini, plus souvent appelé Houdini, tout simplement. Mais qui étaient Houdini et la femme qui partageait sa vie, Bess ?
Né Erik Weisz en 1874, le futur Harry Houdini est, par ses parents (qui lui donneront six frères et sœurs), d’origine austro-hongroise. La petite famille déménage en 1878 aux Etats-Unis et passe quelques années dans le Wisconsin, un tout jeune état dont une forte partie de la population est constituée d’immigrés de pays germaniques. Le père d’Harry s’y établit comme rabbin avant un nouveau déménagement à New York.
La vocation d’Harry pour la scène et pour la magie commence dans son enfance et c’est donc sans surprise qu’il s’oriente vers cet univers en 1891, lançant officiellement sa carrière de magicien. Son nom de scène, Harry Houdini, serait inspiré de deux grands magiciens : Robert-Houdin, magicien français que beaucoup considèrent comme l’un des pionniers en la matière, et Harry Kellar, magicien américain connu pour ses numéros d’illusion grandioses (les plus célèbres consistaient à faire léviter une femme, ou encore à faire flotter sa tête comme s’il avait été décapité). Ses premiers spectacles, il les fait avec l’un de ses frères, puis avec Wilhelmina Rahner, alias Bess, qu’il épouse en 1894. Les deux époux possèdent, en plus d’une ascendance européenne similaire, une passion pour la scène et le spectacle (Bess avait en effet, avant d’épouser Harry, fait plus d’un spectacle de danse et de chant). Bess devient donc l’assistante d’Harry et le couple tournera ensemble pendant plusieurs années.
Les débuts d’Harry et de Bess sont difficiles, mais l’année 1899 marque un tournant pour eux : ils reçoivent un gros coup de pouce du manager Martin Beck, qui leur permet de se faire connaître et de tourner non seulement aux Etats-Unis mais aussi en Europe. Houdini crée la sensation partout où il passe, grâce à ses numéros impressionnants d’illusion et d’évasion. Il se sert habilement, également, de la publicité : il propose aux forces de police des villes qu’il visite de l’attacher avec des menottes. A chaque fois, il s’en sort, renforçant encore son mythe. 
Son activité de magicien ne se limite pas aux spectacles. En effet, il écrit également des articles dédiés à des magiciens célèbres ou au monde de la magie en général ; il sera également la figure de proue de la Society of American Magicians. Il entretiendra une relation complexe au spiritisme : il est à la fois fasciné par l’idée de pouvoir communiquer avec l’au-delà et agacé par les arnaques de faux voyants.
Harry Houdini meurt en 1926. Bess, qui aura été une figure clé de sa vie, organisant et gérant les coulisses de ses spectacles, lui survivra jusqu’en 1943.

La communauté chinoise de San Francisco :
L’un des grands aspects de ce premier tome d’Houdini, magicien et détective est le lieu de l’action : San Francisco, en 1899, et plus particulièrement sa communauté chinoise, ou Chinatown. Loin d’être une experte dans ce domaine avant de me plonger dans le livre, j’ai décidé de faire quelques recherches après ma lecture pour en apprendre davantage.
Le livre de Vivianne Perret nous présente une communauté chinoise assez forte numériquement : l’émigration chinoise à San Francisco s’est développée de façon importante au début de la seconde moitié du 19ème. La Californie est à l’époque en pleine ruée vers l’or, appelée en anglais Gold Rush. Nombreux sont les hommes à tenter leur chance pour trouver des mines. Les premiers immigrants chinois sont presque exclusivement des hommes, qui représentent alors une main d’œuvre considérable. Le quartier de Chinatown se développe rapidement, avec ses commerces, restaurants, mais aussi sa criminalité : Vivianne Perret parle par exemple des Tongs, un gang dangereux qui est notamment connu pour ses assassinats…



Cependant, la criminalité ne touche pas que les hommes. Les chinoises sont aussi concernées : alors qu’elles font petit à petit leur apparition à San Francisco, certaines d’entre elles se retrouvent forcées (certaines se font même enlever) à la prostitution. Entre alors en scène une femme très importante, personnage également présent dans le roman : Donaldina Cameron (1869-1968), presbytérienne en charge d’une mission et qui dévoua son temps à libérer des chinoises forcées à la prostitution. On lui attribue la libération d’environ 3000 d’entre elles, et elle milita pendant des années contre les traitements infligées aux femmes chinoises.
Le développement de la communauté chinoise ne se fit pas sans heurt : San Francisco s’échauffe dans des conflits racistes et en 1882 est promulgué le Chinese Exclusion Act, visant à interdire l’immigration féminine et à restreindre drastiquement l’arrivée des hommes. 
C’est donc dans ce contexte particulièrement tendu que se déroule l’intrigue de Metamorphosis, entre assassins, prostitution, maisons de jeux et trafics en tous genres…

Ce que j’ai pensé de ce livre :
En déambulant dans les allées des Quais du Polar, mon regard flottait d’un titre à l’autre. Comme toujours dans cet événement littéraire lyonnais, les romans étaient nombreux et il y avait de quoi plaire à tout le monde. Je ne cherchais rien de particulier puis, tout à coup, mes yeux sont tombés sur les couvertures colorées de Vivianne Perret, ornées du visage d’Houdini. Rien que dans le titre de la série, on pouvait trouver trois choses que j’adore : Houdini, une figure que je trouve fascinante et qui m’intéresse énormément depuis que j’ai découvert sa relation à Arthur Conan Doyle en travaillant sur mon mémoire de recherche ; la magie (j’ai fini à l’hôpital parce que j’avais avalé une pièce de monnaie quand j’étais petite, en essayant de faire un tour de magie dans mon lit) ; et les détectives. J’adore les enquêtes se passant au 19ème siècle et au début du 20ème siècle, là où les techniques d’investigation moderne n’avaient pas grand-chose à voir avec nos méthodes actuelles. Aussi, je n’ai pas hésité longtemps avant d’offrir puis de me plonger dans ce roman que j’ai beaucoup aimé.

Une des raisons pour lesquelles j’adore les romans historiques, c’est qu’ils me posent souvent à faire des recherches ou à m’intéresser à différents lieux et différentes périodes. C’est exactement ce qu’il s’est produit avec ce roman : on sent la touche d’historienne de Viviane Perret dans ce roman ! Je ne connaissais pas du tout l’histoire de la communauté chinoise à San Francisco à cette époque, avec toutes les implications sociales et culturelles qui l’accompagnait, et j’ai donc beaucoup aimé avoir une porte d’entrée sur cet univers. J’ai, suite à ma lecture, fait quelques recherches sur le sujet et j’ai notamment beaucoup aimé découvrir plus en détails le travail de Donaldina Cameron. J’adore quand un livre me pousse à vouloir en savoir plus ! Un très bon point, donc !

Un autre bon point du livre réside dans les personnages principaux, que j’ai trouvés très attachants ! Houdini et Bess forment une très bonne équipe. Ce sont des personnages très positifs dans leurs interactions, on sent une vraie affection entre eux et c’est quelque chose que j’apprécie énormément. J’ai particulièrement aimé le personnage de Bess. Au départ, j’avais un peu peur que le but de son personnage soit relégué à faire la pom pom girl pour Houdini, mais elle a bien son caractère propre et son rôle à jouer. Houdini est également un héros réussi, qui parvient à combiner charisme et chaleur humaine.

Pour ce qui est des personnages secondaires, Jim est sans aucun doute le plus important. J’espère qu’on le retrouvera dans les tomes à venir car j’ai plutôt bien aimé ce petit héros débrouillard et loyal !

Passons à présent à l’intrigue. Dans l’ensemble, j’ai été plutôt séduite par le récit que nous propose Vivianne Perret. Il y a beaucoup de points positifs : par exemple, j’ai trouvé que le début était très réussi. On nous présente Houdini à travers sa rencontre avec Jim, donc les yeux de ce dernier. Ça m’a fait penser à un film, lorsqu’on découvre le héros pour la première fois. Toujours pour ce qui est du début, j’ai aimé le fait que l’histoire démarre assez rapidement : Vivianne Perret prend le temps de nous présenter les personnages, d’établir un peu qui quoi comment et où, et nous entraine ensuite rapidement dans l’intrigue.

Le rythme est d’ailleurs soutenu. Le livre est assez court (environ 250 pages pour le format poche) mais bien dosé en action. Je ne me suis pas ennuyée au cours de ma lecture, que j’ai trouvée dynamique et intense. L’enquête est rondement menée et notre héros en voit de toutes les couleurs ! 

Mon seul petit bémol en ce qui concerne l’intrigue est le fait qu’on change assez régulièrement de points de vue. On passe d’Houdini à Jim à d’autres personnages, et personnellement ce n’était pas ce que j’ai préféré dans le roman, surtout que les changements pouvaient intervenir au sein d’un même chapitre. Je suis plutôt de ceux qui aiment n’avoir qu’un narrateur bien précis, ou alors que le changement de focus se fasse de façon vraiment clair et identifiable. Ce n’est bien évidemment pas très grave et ça ne m’a pas empêché de passer un très bon moment !

Pour finir, je voudrais saluer le travail de Vivianne Perret qui nous propose avec ce roman quelque chose de vraiment original, tant dans le choix de son personnage que dans l’ambiance de l’intrigue. J’ai l’habitude des romans historiques et j’ai trouvé les personnages, le cadre, l’atmosphère générale différents de ce que je connais. J’ai également bien accroché à son style et je pense que je poursuivrai ma découverte des aventures d’Houdini, magicien et détective !

Et voilà, cette chronique s’achève ici ! J’espère que vous aurez apprécié, comme moi, cette introduction aux aventures d’Houdini, magicien et détective ! On se retrouve très prochainement pour un nouvel article, en attendant comme toujours, prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

dimanche 25 mars 2018

Masse Critique Babelio: Un bon parti de Curtis Sittenfeld.



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! Et voilà, j’ai enfin repris mes bonnes habitudes après des semaines passées la main dans le plâtre et je suis heureuse de vous retrouver aujourd’hui pour un article qu’il me tardait d’écrire : ma présentation du roman Un bon parti, de Curtis Sittenfeld. Ce livre, que j’ai pu recevoir grâce à l’une des opérations Masse Critique de Babelio, se présente comme une nouvelle réécriture d’un roman terriblement célèbre, à savoir Pride & Prejudice de Jane Austen. Passionnée par cette autrice depuis longtemps, j’ai déjà eu plus d’une fois l’occasion de vous parler de son œuvre sur le blog et notamment de Pride & Prejudice, qui se révèle être une source inépuisable d’inspiration pour les réécritures et adaptations. J’étais donc curieuse de voir ce qu’Un bon parti pouvait bien donner… En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Les Masse Critiques de Babelio :
Comme mentionné un peu plus haut, j'ai reçu le roman Un bon parti grâce à une Masse Critique organisée par le site Babelio. Je pense que vous êtes nombreux à déjà connaître ce rendez-vous et ce site, mais pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas, Babelio est un site communautaire destiné aux amoureux de la lecture. Avis et découvertes s'y échangent sur le site ainsi que sur le forum. Très régulièrement (environ une fois par mois), Babelio organise une Masse Critique: en échange d'une critique postée sur le site, il est possible de recevoir gratuitement un livre. Je vous laisse ci dessous le lien vers le site de Babelio pour que vous puissiez y jeter un oeil! 


Qui est Curtis Sittenfeld ?
Ne changeons pas les bonnes habitudes et commençons cette chronique par une petite présentation de notre autrice du jour, Curtis Sittenfeld. Oui, ne vous laissez pas avoir par ce prénom plutôt masculin, Curtis Sittenfeld est bien une femme. Née Elizabeth Sittenfeld, elle prend pour sa carrière d’écrivaine le nom de Curtis, qui se trouve être le nom de famille de sa mère. Elle voit le jour en 1975 dans une famille comptant plusieurs enfants. Elle se passionne très tôt pour la lecture et l’écriture. Une passion qui se déclare non seulement tôt mais qui porte rapidement ses fruits : en effet, Curtis Sittenfeld se fait remarquer dès le lycée en remportant un concours d’écriture organisé par le magazine Seventeen, une revue phare chez les adolescentes américaines. En 2005, elle publie son premier roman : Prep, suivi à rythme régulier d’autres romans et nouvelles. Sa dernière parution en date est Eligible, traduit en français sous le titre Un bon parti, en 2016. Si vous avez envie d’en apprendre davantage à son sujet, je vous invite à suivre le lien ci-dessous, qui vous guidera à son site internet !


Un bon parti :
Quatrième de couverture :
La tension est palpable chez toutes les mères de Cincinnati : Chip Bingley, beau médecin, célèbre participant d'une émission de téléréalité, vient de s'installer en ville et... c'est un cœur à prendre. Elizabeth, de passage pour aider sa mère après l'accident de son père, se fiche bien de tous cette agitation, d'autant que Chip est toujours accompagné de son insupportable et suffisant collègue, Fitzwilliam Darcy. Elle tente de redresser les finances familiales en dépit d'une mère qui utilise le shopping en ligne comme psychothérapie et de ses trois sœurs qui vivent encore au crochet de leurs parents dans une maison qui part à vau-l'eau. Mais elle doit aussi veiller sur son père, qui préférerait s'enfiler un bon steak plutôt que de respecter les recommandations du médecin, et sur sa sœur Jane, en train de succomber au charme, ennuyeux mais certain, de Chip.
  
Une modernisation de Pride & Prejudice :
Lorsqu’on s’intéresse à Jane Austen et à ses œuvres, il est difficile de passer à côté des nombreuses réalisations qui en sont inspirées. Vous avez les classiques ré-éditions de ses livres agrémentées de notes toujours plus fournies ou de couvertures colorées, des versions illustrées par des artistes d’horizons variés, ou encore les incontournables adaptations cinématographiques ou télévisuelles. Mais depuis une dizaine d’années environ, le phénomène à la mode pour les classiques, dont ceux écrits par Jane Austen, c’est la réécriture. On en trouve de toutes sortes : des très sérieuses, des plus loufoques sur fond de parodie, des versions comics, modernes, ou même des crossovers mettant en scène plusieurs classiques en un.



Pride & Prejudice a fait plus d’une fois l’objet d’une réécriture, l’exemple le plus marquant de ces dernières années étant le fameux Pride & Prejudice & Zombies (que j’ai personnellement détesté) décliné sous la forme d’un roman, d’un comics et même d’un film. 
Avec Eligible, Curtis Sittenfeld reste dans cette thématique très populaire de la réécriture, mais choisit pour sa version non pas d’intégrer des créatures monstrueuses. Non, elle choisit de moderniser l’intrigue de Jane Austen pour l’adapter à notre monde actuel. Alors évidemment, vous faire toute l’analyse des éléments modernisés de ce roman ne serait pas très pertinent pour deux raisons, d’abord parce que ça me prendrait longtemps et ensuite parce que ça vous spoilerait pas mal d’éléments, mais voici tout de même quelques points pour vous donner une petite idée. 
Tout d’abord, l’âge des sœurs Bennet a été avancé. Jane et Elizabeth frôlent toutes les deux la quarantaine, là où dans le roman original elles se situaient dans la vingtaine. Cette décision, qui peut surprendre de prime abord, se révèle en réalité plutôt cohérente. Car pour l’époque de Jane Austen, l’âge de Jane et Elizabeth était considérée comme tardif pour le mariage. Aujourd’hui, dans les mœurs (même si personnellement je m’en fiche royalement), c’est la quarantaine qui parait être un âge inquiétant. 
Le caractère des sœurs a été adapté au monde contemporain. La fougue et la volonté d’indépendance de Lizzie se transcrivent par son emploi comme journaliste dans un magazine féminin où elle réalise apparemment des interviews pointues sur la condition des femmes. La douceur de Jane s’exprime à travers du yoga et de la méditation. Kitty et Lydia, décrites comme superficielles dans le roman de Jane Austen, se passionnent pour le crossfit, les régimes à la mode et le vernis à ongles. Enfin Mary, la plus isolée des sœurs Bennet, devient ici une sorte de recluse qui enchaîne les diplômes sur internet et passe son temps à étudier.
Tout en gardant des thèmes similaires à l’œuvre originale comme la question du mariage et de la position sociale, Curtis Sittenfeld introduit également des éléments plus modernes, comme la téléréalité, la question de la sexualité et de l’identité sexuelle, par exemple. Le but : explorer l’orgueil et les préjugés dans le monde des années 2010 !

Ce que j’ai pensé du livre :
Je pense que ce n’est un secret pour personne : j’adore Jane Austen. Il s’agit d’une de mes autrices de classiques préférées, et ce depuis longtemps. Il est tout naturel alors que son œuvre soit régulièrement mise à l’honneur sur le blog. Et j’aime aussi beaucoup découvrir les ré-écritures de ses ouvrages, car j’aime voir comment une même œuvre peut être explorée par des films, séries ou livres. Pour ce qui est de Pride & Prejudice, il y a du très bon (The Lizzie Bennet Diairies, par exemple, une web série très chouette disponible sur YouTube et que je vous recommande de voir sans attendre) et du moins bon (je ne vais pas revenir sur Pride & Prejudice & Zombies, je pense que vous avez compris l’idée). Quand j’ai eu l’occasion de découvrir Un bon parti, j’étais très intriguée par cet ouvrage, me demandant comment Curtis Sittenfield avait pu innover sur ce roman. Voici ce que j’en ai pensé.

Pour résumer simplement mes impressions sur Un bon parti, elles sont dans l’ensemble plutôt bonnes, mais avec tout de même quelques points qui me laissent mitigée. S’il y a des choses que j’ai bien aimées, il y en a également qui me laissent assez dubitative. Je vais donc tenter de vous expliquer tout cela de façon aussi claire que possible, en commençant par l’intrigue.

Ma première interrogation, en ce qui concernait l’intrigue, avant de commencer Un bon parti était de savoir si on allait bel et bien retrouver l’univers de Jane Austen. Si on se focalise sur l’histoire, effectivement, on la retrouve bien dans les grandes lignes. La famille Bennet, les problèmes financiers des parents, l’histoire d’amour entre Jane et Bingley, celle d’Elizabeth et de Darcy, ainsi que d’autres importants jalons de l’intrigue répondent présents. A ce niveau-là, je n’ai rien à redire : les quelques changements (et je ne parle ici de ce qu’elle a fait en terme de modernisation) opérés par Curtis Sittenfield sont plutôt mineurs et ne changent rien par rapport à ce qu’on connait de Jane Austen.

L’intrigue a un côté très divertissant avec un univers qui se veut entre Sex & the City et Bridget Jones (en tout cas, c’est comme ça que je l’ai ressenti) dans l’humour et les univers dans lesquels évoluent les personnages. Il y a pas mal d’action, de retournements de situation, ce qui contribue à ce côté divertissant. Cependant, je tiens tout de même à noter que j’ai trouvé que le livre souffrait de nombreuses longueurs qui font un peu patiner le déroulement de l’intrigue. Certains passages (qui concernent surtout des intrigues secondaires, comme le grand nettoyage opéré par Lizzie dans la maison de ses parents ou la téléréalité) paraissent un peu interminables, si bien qu’on a hâte de passer à autre chose. C’est un peu dommage.

Quand on lit une réécriture, on espère et on s’attend également à retrouver les personnages qu’on affectionne dans l’œuvre originale. C’est ici globalement le cas, si ce n’est que les traits des personnages ont été pas mal forcis : Lizzie ne jure que par son statut de journaliste, Jane est à fond dans la méditation, et la pauvre Mary, douce et calme dans l’œuvre originale, apparait ici comme une asociale qui ne jure que par ses diplômes. Mme Bennet est encore pire que dans le livre de Jane Austen. D’un côté, tout cela contribue à donner parfois un peu plus de comique à l’intrigue. Mais de l’autre, je trouve parfois que certains personnages sont ou dénaturés ou trop peu crédibles. Je suis donc assez mitigée par le résultat final. J’ai plutôt bien aimé Jane ainsi que Mr. Bennet. En revanche, j’ai trouvé que Darcy manquait beaucoup de charisme.

J’aimerais à présent me concentrer sur la partie modernisation de l’univers de Jane Austen. Clairement, de ce côté, il y a plutôt du bon et du moins bon. Dans le positif, j’ai trouvé par exemple très cohérent de vieillir les héroïnes et d’adapter leurs centres d’intérêt au monde actuel. Que Jane fasse du yoga est une bonne idée selon moi, tout comme le fait qu’elle et sa sœur arrivent à la quarantaine. L’idée de mettre de la téléréalité avec une version fictionnelle du Bachelor n’est pas mauvaise non plus, c’est assez rigolo même si ça lasse un peu sur la fin. J’ai été plutôt séduite par ces aspects-là. En revanche, Curtis Sittenfield a également fait le choix d’aborder des sujets sérieux d’une manière malheureusement un peu bancale. Je pense principalement au fait que l’un des personnages soit trans, ou que deux personnages secondaires soient lesbiennes, ou encore à la question des couples mixtes : ce sont des sujets importants et si d’un côté j’ai trouvé ça bien d’en parler et d’incorporer ces éléments à l’intrigue, le fait que ces personnages soient surtout vus au travers du regard homophobe/transphobe/raciste de Mrs Bennet me fait me poser des questions sur le message que Curtis Sittenfield a essayé de transmettre… C’est très maladroit.

Pour conclure, Un bon parti est un roman que j’ai trouvé dans l’ensemble sympathique et divertissant. Il ne s’agit pas d’une mauvaise réécriture de Pride & Prejudice et il y a des éléments très plaisants dans cette œuvre, mais quelques petits bémols sont pour moi à noter. Je vous encourage à lire le livre pour vous faire votre propre avis, et n’hésitez pas à m’en faire part en commentaire ! :)

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cette chronique vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup !

AnGee. 

dimanche 18 mars 2018

Voldemort: Origins of the Heir (fanfilm).



Bonjour à tous et à toutes !

Je suis AnGee du Livroscope, j’espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique ! On se retrouve aujourd’hui pour un article qui fera plaisir aux fans du sorcier à lunettes : nous allons en effet nous replonger le temps d’un article dans le monde enchanteur crée par J.K Rowling pour découvrir un film qui a beaucoup fait parler de lui au début de cette année. Ce film (ou plutôt fanfilm même) n’est autre que le long-métrage Voldemort : Origins of the Heir, disponible depuis le début du mois de Janvier sur YouTube. Projet monté et réalisé par un groupe de fan d’Harry Potter, il a rapidement dépassé la barre des 10 millions de vues. Je n’ai donc pas pu m’empêcher d’aller y jeter un œil par moi-même afin de voir ce qu’il pouvait donner ! En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une excellente lecture ! :)

Harry Potter sur le Livroscope :
Lorsque je commence habituellement mes chroniques, j’aime présenter un peu les auteurs et/ou les sagas dont il est question. Mais Harry Potter a très souvent eu l’occasion d’être à l’honneur sur le blog : grande fan de J.K Rowling, j’ai en effet plus d’une fois parlé d’Harry, de Ron et d’Hermione. Jim Kay, l’illustrateur de cette nouvelle édition, a également fait quelques apparitions dans de précédentes chroniques. Pour éviter de me répéter et de vous ennuyer, je vais donc vous laisser suivre le lien ci-dessous qui vous mènera vers mes précédentes chroniques si vous souhaitez avoir un peu plus d’informations au sujet de la saga !


Voldemort : Origins of the Heir :
Quelques mots sur le projet:
Penchons-nous à présent un peu plus sur Voldemort : Origins of the Heir. Sorti il y a quelques mois, ce long-métrage d’une heure est un projet remontant à 2016 : TryangleFilms, la compagnie de production derrière le film, avait annoncé sa volonté de réaliser un fanfilm basé sur l’univers d’Harry Potter et consacré, plus précisément à Voldemort, le méchant emblématique de la saga.
Mais c’est quoi un fanfilm ? La réponse se trouve déjà dans le nom : il s’agit tout simplement d’un film fait par et pour les fans d’un univers bien précis. Vous avez déjà sûrement tous entendu parler des fanfictions, textes fleurissant depuis de nombreuses années sur internet et sur des sites comme Wattpad. Et bien un fanfilm fonctionne sur le même principe.
Afin de financer ce projet conséquent, Gianmaria Pezzato et Stefano Prestia, les créateurs de TryangleFilms, ont opté pour un système de financement de plus en plus en vogue, à savoir le crownfunding, en passant par la plateforme Kickstarter. Cependant, le film a failli ne pas voir le jour car Warner, qui possède les droits d’Harry Potter, n’était pas très chaud à l’idée qu’un film inspiré de la saga puisse sortir. Un accord a finalement été conclu : TryangleFilms a pu réaliser le film, à la condition de ne pas tirer directement profit de sa diffusion. 
Voldemort : Origins of the Heir est la première production de la compagnie TryangleFilms. Le film, qui dure tout juste une heure, a été réalisé par Gianmaria Pezzato, qui s’est également chargé du scénario et des effets spéciaux. Son acolyte, Stefano Prestia, l’a quant à lui produit.
Pour ce qui est du casting, les acteurs sont pour la plupart italiens et ont ensuite été doublés en anglais. Stefano Rossi interprète Tom Riddle, alias Voldemort. Le personnage de Grisha McLaggen, héritière de Gryffondor, est joué par deux actrices : Aurora Moroni pour les flashbacks à Poudlard, et Maddalena Orcali pour la version plus âgée. Lazarus Smith et Wiglaf Sigurdsson, les descendants de Poufsouffle et Serdaigle, sont eux joués par Andrea Bonfanti et Andrea Deanisi. Enfin, le personnage du General Makarov est interprété par Alessio Dalla Costa. 
Je vous laisse ci-dessous le lien pour découvrir par vous-même ce long-métrage si jamais il vous intéresse !



Résumé :
Grisha McLaggen, une Auror britannique, est arrêtée en Europe de l’Est alors qu’elle tentait de dérober au général Makarov un journal ayant appartenu à Tom Riddle, un de ses anciens camarades de classe. Alors qu’elle se fait interroger par le général Makarov sur les raisons de sa présence si loin de l’Angleterre et sur ses motivations pour récupérer ce journal intime, elle décide de lui raconter son histoire et de lui dévoiler son lien avec Tom Riddle. Grisha n’est autre que l’héritière de la maison Gryffondor. Avec Tom, héritier de Serpentard, Lazarus, héritier de Poufsouffle et Wiglaf, celui de Serdaigle, ils formaient un quatuor lié par l’envie de changer les choses. Jusqu’au moment où Tom a commencé à pencher vers une sombre voie…

Une production qui se focalise sur Voldemort :
Avec sept tomes, plusieurs romans dérivés, une nouvelle saga en préparation au cinéma (Fantastic Beasts), une pièce de théâtre, un site dédié & more, Harry Potter est sans aucun doute l’une des séries les plus riches en terme de personnages et d’univers. Ce n’est donc pas une surprise de voir très, très régulièrement J.K Rowling enrichir son univers avec des articles postés sur Pottermore sur les différents objets, lieux, créatures et sortilèges qui peuplent le monde magique d’Harry Potter. Et ce n’est pas une surprise non plus de constater que les fanfictions inspirées par le sorcier et ses amis sont incroyablement nombreuses.
Parmi les thèmes qui fascinent beaucoup les fans, on retrouve notamment le groupe d’amis formés par Sirius Black, James Potter, Remus Lupin et Peter Pettigrew. Nombreux sont les fans qui espèrent par exemple un projet (officiel ou non) sur les Maraudeurs. Severus Rogue, à la fois aimé et détesté, fascine aussi énormément, notamment dans sa relation à Lily Potter.

Voldemort, l’ennemi mortel d’Harry, n’est pas en reste, loin de là. Son passé est longuement exploité à travers les différents tomes de la saga, dès Harry Potter & la chambre des secrets, où on découvre qu’il était l’héritier de Serpentard. La quête des Horcruxes permet à Harry d’en apprendre plus sur la vie complexe de cet homme terrifiant. Mais malgré les nombreuses informations qu’on a à son sujet, il continue d’intriguer et d’inspirer.
Voldemort : Origins of the Heir utilise les textes de base de J.K Rowling mais extrapole aussi en apportant sa propre version de l’adolescence de Tom Riddle. Ici, Tom n’est pas le seul héritier des quatre fondateurs de Gryffondor à étudier, non : il fait partie d’un quatuor dont le secret est bien gardé. Dans ce groupe, la dynamique est fondée sur une rivalité amicale et une petite tension amoureuse : Lazarus Smith veut se marier avec Grisha McLaggen, qui elle n’a d’yeux que pour Tom (aaah, le fameux Gryffondor/Serpentard). Wiglaf a quant à lui le statut de chef du groupe, ce qui crée bien évidemment des conflits avec Tom, dont l’égo ne supporte visiblement pas d’être le numéro deux…

Ce que j’ai pensé de ce film :
Même si j’ai écrit quelques fanfictions par le passé (principalement sur Buffy et principalement des daubes), je suis loin, très loin d’être une experte dans ce domaine. J’ai lu très peu de fanfictions et vu très peu de fanfilms, malgré le fait que je trouve ces concepts très intéressants. Cependant, en entendant beaucoup, beaucoup parler de Voldemort : Origins of the Heir dans les heures suivant sa sortie, j’ai décidé de me pencher dessus et de voir ce qu’il pouvait donner. Le projet me paraissait très ambitieux et prometteur, et c’est donc le cœur plein d’espoir que je me suis lancée dans le visionnage de ce long métrage d’une heure. Au final, que dire de Voldemort : Origins of the Heir ? Et bien il y a du très bon, du bon, et du clairement moins bon. 

En commençant ce fanfilm, j’avais un peu peur de tomber sur un truc mal fait, cheap et fait avec trois bouts de ficelle. Voilà où se situe la première bonne surprise de Voldemort : Origins of the Heir. Le film est loin d’être un truc tout cheap, on sent que beaucoup de soin a été apporté à la réalisation de ce film, notamment pour le côté « visuel ». Les costumes et décors sont particulièrement réussis : les tenues n’ont rien à envier à celles des films originaux, et comme le nombre de lieux d’action a été réduit au strict minimum, la réalisation a pu s’appliquer. Rien que pour ça, le film mérite d’être salué.

Toujours dans le visuel, j’ai également trouvé les effets spéciaux relativement bien faits. Alors, c’est sûr, dans une grande production hollywoodienne au budget bien supérieur, la qualité aurait été encore meilleure, mais pour un premier film et pour le budget disponible, ils sont de bonne qualité. Je ne vais donc pas cracher dessus. Mon seul bémol concerne le look de l’héritier de Serdaigle : je n’ai pas vraiment compris pour l’avoir maquillé ainsi, ce n’est que plus tard dans le film que nous comprenons qu’il a des origines vikings. Mais comme ce n’est pas très clair au début et que les personnages de la saga Harry Potter en général ne se distinguent pas vraiment de la sorte, j’avoue avoir été un peu perturbée.

J’ai vu pas mal d’avis très positifs chez les fans de la saga pour ce qui touchait à l’univers global de ce fanfilm. On sent vraiment une volonté de respecter l’univers de départ, et le film fourmille de petites références à la saga originale. Des petits clins d’œil comme par exemple les duels de magie, l’utilisation d’une photo qui bouge comme dans les films, des petits détails par-ci, par-là… Ce soin du détail est, personnellement, un élément que j’ai trouvé appréciable.

Passons à présent aux acteurs. Là aussi, j’ai été dans l’ensemble plutôt surprise, et dans le bon sens, par la qualité globale du jeu. On sent bien que les acteurs ne sont pas forcément professionnels, mais encore une fois, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une production réalisée par des amateurs (et je dis ça sans aucune connotation négative). Certains des acteurs s’en sortent très bien, par exemple Stefano Rossi. Il interprète Tom Riddle et, au-delà de son physique qui correspond tout à fait selon moi à l’image de ce personnage, il l’interprète avec succès. J’ai aussi apprécié la fraîcheur d’Andrea Bonfanti, l’acteur jouant Lazarus Smith. J’espère qu’ils auront l’occasion de poursuivre une jolie carrière dans ce monde !

Pour ce qui est de l’histoire, c’est peut-être là que je suis le moins enthousiaste. Alors attention, je ne trouve pas l’intrigue de Origins of the Heir mauvaise ou ratée, mais je trouve que ce n’est clairement pas le point fort de ce fanfilm. Comme il y a tout de même du positif, je vais d’abord vous en parler : premièrement, j’ai aimé le fait que le film propose une narration par un personnage qui n’est pas directement Voldemort/Tom Jedusor. En utilisant un autre personnage pour raconter l’intrigue (à travers un interrogatoire, une idée que je trouve également plutôt bonne, car elle permet de justifier les flashbacks, et elle est plutôt bien exploitée), nous gardons une distance par rapport à ce seigneur du mal. A travers la saga, J.K Rowling a réussi, surtout dans les derniers romans, à créer le parfait dosage d’antipathie et de sympathie pour Voldemort en nous révélant son enfance, tragique, et ses choix, dévastateurs. J’avais peur que cet équilibre soit modifié par une présentation trop sympathique de Voldemort, mais au final le film respecte assez bien tout ça. Un bon point pour moi.

Au début du fanfilm, j’étais très emballée par la perspective de découvrir les différents héritiers de Poudlard. Après tout, si Serpentard avait en Tom Riddle un héritier, pourquoi pas les autres ? Cependant, je me suis vite rendue compte que cette proposition se trouvait vite limitée. On nous dit dans l’histoire que les héritiers de Poudlard travaillent ensemble depuis des générations et des générations, qu’ils sont liés les uns aux autres mais que leur existence est un secret absolu pour le reste du monde. J’ai trouvé que c’était un peu bancal car pas suffisamment exploité, voir même un peu cliché. A quoi travaillent-ils ? A part faire des duels qui tournent vite au concours de Kikcékalaplugross entre Tom et Wiglaf, on ne les voit pas faire grand-chose. 

C’est également selon moi un peu gros cette idée que l’existence des héritiers soit inconnue du reste du monde… Je ne pourrais pas expliquer complétement pourquoi, mais ça me parait bizarre que personne ne sache rien… Et je trouve aussi dommage que le film joue aussi sur cette classique opposition Gryffondor/Serpentard. Ça aurait été bien de sortir justement de ce cadre un peu attendu et déjà exploité un milliard de fois.

Pour conclure sur l’histoire, je la trouve tout de même dans l’ensemble divertissante et bien menée. Le film dure une heure et le temps est bien géré, de façon à ce qu’on ne s’ennuie pas. Il y a de l’action, avec notamment une scène de combat au début de film qui est assez bien réussie. La fin me laisse un peu plus perplexe, sa conclusion me paraissant un peu « rushée ». J’aurais aimé que la fin soit davantage développée !

Au final, j’ai tout de même bien apprécié ce fanfilm. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une première réalisation d’une toute nouvelle société de production, et que les moyens sont loin d’être ceux des gros studios. Je salue donc les efforts apportés à ce projet et je vous encourage à y jeter un œil sir Voldemort vous intéresse !

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cet article, un peu différent de ce que je propose habituellement, vous plait, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! On se retrouve très rapidement pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup ! :)

AnGee.

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