dimanche 20 août 2017

Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party #8: Young Romantics de Daisy Hay.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui après un long week-end pour nous pencher sur le huitième numéro du Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party, challenge personnel sur lequel je travaille depuis le début de l'année. Après vous avoir présenté le maître de cérémonie le mois dernier, j'ai cette fois décidé de m'intéresser à une de mes invitées préférées de ce repas surprenant: Mary Shelley, qui se cache derrière le célèbre Frankenstein. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Edgar Allan Poe's Murder Mystery Dinner Party, c'est quoi?
Pour commencer cette chronique, je tenais à vous donner quelques informations sur le Challenge Edgar Allan Poe’s Murder Mystery Dinner Party, petit défi que je me suis lancée pour cette année 2017. Basée sur la série éponyme sortie en 2016, le but de ce défi est de présenter chacun des auteurs apparaissant dans les épisodes crées par Shipwrecked, groupe d’acteurs lancé par Sinead et Sean Persaud, frère et sœur connus sur YouTube pour The Tell-Tale Vlog ou encore une autre websérie, Kissing in the Rain. Pour ceux qui ne connaitraient pas, Edgar Allan Poe’s Murder Mystery Dinner Party raconte l’histoire de la petite fête organisée par Edgar Allan Poe pour ses copains auteurs (dont Oscar Wilde ou encore George Eliot font partie) et qui tourne à la catastrophe. Je vous invite à regarder le premier épisode, posté juste en dessous !



Daisy Hay, c'est qui?
Pour commencer cette chronique, penchons nous un peu sur notre autrice du jour, Daisy Hay! J'ai trouvé assez peu d'informations la concernant: Daisy Hay a fait ses études à Cambridge et York, et s'est spécialisée en littérature du 18ème et 19ème siècles. Son champ d'expertise touche aussi l'histoire et la politique de l'époque et elle enseigne depuis 2013 à l'université d'Exeter. Elle a publié deux livres: Young Romantics, the Shelleys, Byron & Other Tangled Lives en 2010, et Mr. & Mrs. Disraeli en 2015. Elle a reçu plusieurs prix pour son travail et est considérée comme une pointure dans son domaine. 

Young Romantics:
Quatrième de couverture:
Young Romantics tells the story of the interlinked lives of the young English Romantic poets from an entirely fresh perspective—celebrating their extreme youth and outsize yearning for friendship as well as their individuality and political radicalism.

 The book focuses on the network of writers and readers who gathered around Percy Bysshe Shelley and the campaigning journalist Leigh Hunt. They included Lord Byron, John Keats, and Mary Shelley, as well as a host of fascinating lesser-known figures: Mary Shelley’s stepsister and Byron’s mistress, Claire Clairmont; Hunt’s botanist sister-in-law, Elizabeth Kent; the musician Vincent Novello; the painters Benjamin Haydon and Joseph Severn; and writers such as Charles and Mary Lamb, Thomas Love Peacock, and William Hazlitt. They were characterized by talent, idealism, and youthful ardor, and these qualities shaped and informed their politically oppositional stances—as did their chaotic family arrangements, which often left the young women, despite their talents, facing the consequences of the men’s philosophies.

In Young Romantics, Daisy Hay follows the group’s exploits, from its inception in Hunt’s prison cell in 1813 to its disintegration after Shelley’s premature death in 1822. It is an enthralling tale of love, betrayal, sacrifice, and friendship, all of which were played out against a background of political turbulence and intense literary creativity.


Mary et Percy, une histoire passionnée et tourmentée:
Parmi les différents personnages que nous découvrons dans cette biographie de groupe, il y a évidemment les Shelley. Comme Mary est celle qui m'intéresse le plus pour ce Challenge (et en général aussi), je trouvais intéressant de me pencher un instant sur ce qu'on nous dit d'elle dans Young Romantics.
La jeunesse de Mary n'est pas des plus simples: sa mère, Mary Wollstonecraft, considérée comme une pionnière du féminisme, meurt en la mettant au monde. Elle grandit dans une famille recomposée, entre les premiers enfants de son père, le penseur Godwin, une demi-sœur du côté de sa mère, et encore de nouveaux enfants. 
Elle rencontre Percy Bysshe Shelley, de cinq ans son ainé, alors qu'elle est adolescente. Lui, marié et père de famille, s'éprend de la jeune fille et délaisse femme et enfants pour fuir avec Mary et sa demi-sœur Claire sur le continent. Un curieux ménage (quels étaient les liens exacts entre Claire et Percy?) auquel s'ajoute Lord Byron, qui commencera une relation extraconjugale avec Claire. 
L'histoire de Mary et Percy est à la fois passionnée et différente des normes de l'époque. Plusieurs enfants naîtront de leur union mais un seul, Percy Florence Shelley, survivra, sans connaître son père, mort noyé en 1822...

Byron, Hunt et les autres: 
Alors évidemment, Young Romantics ne parle pas uniquement des Shelley. D'autres personnalités sont abordées dans cet ouvrage, à commencer par Claire, demi-soeur de Mary, qui vécut quasiment toute sa vie avec le couple. Si elle n'a pas eu de carrière littéraire, le rôle qu'elle joua dans la vie personnelle du couple est important. 
Claire était également liée à Lord Byron: poète, noble et scandaleux, Byron a multiplié les liaisons amoureuses et est connu pour abandonner ses conquêtes aussi rapidement qu'il les séduit. Ensemble, ils auront un enfant, Allegra, mais leur relation se montrera très compliquée.
Leigh Hunt, quant à lui, était également poète. On le connait également pour sa participation à de nombreux journaux aux prises politiques assez marquées. S'il fut proche de Byron, c'est surtout son amitié avec Shelley qui eut une importance sur sa vie. Hunt était également ami avec le célèbre Keats, qu'il présenta à ses deux autres compères. Un cercle littéraire et cultivé, flirtant avec le scandale.

Ce que j'ai pensé du livre:
Ceux qui me connaissent peuvent vous le confirmer: Frankenstein est mon roman préféré parmi tous mes romans préférés du monde. J'ai découvert ce livre à l'adolescence et j'ai toujours été fascinée par son intrigue, ses personnages, ainsi que tout ce qui l'entoure. J'ai vu un grand, grand nombre d'adaptations et je peux réciter par cœur des citations longues comme le bras tirées du livre. J'avais repéré Young Romantics à sa sortie, en 2015, et j'avais très envie de m'y plonger. Alors lorsque j'ai pu mettre la main dessus, je n'ai pas hésité. 

Au début de ma lecture, j'ai été assez déstabilisée: je m'attendais, comme le titre complet du livre l'indique, à découvrir Byron et ses copains les Shelley. Pourtant, Daisy Hay commence par se pencher sur Leigh Hunt, que je connaissais extrêmement mal, avant d'ensuite s'intéresser à ces trois figures de tête. Mais passée cette petite surprise, j'ai énormément apprécié ma lecture de Young Romantics. 

Tout d'abord, j'ai trouvé le style de Daisy Hay extrêmement plaisant. Lorsqu'on lit une biographie ou un livre d'histoire, le style est parfois si dense et si lourd que la lecture, même si le sujet est passionnant, peut devenir une vraie corvée. Ici, cet écueil est évité grâce à un style très agréable à lire, travaillé et surtout très fluide. C'est vraiment un gros point fort que je tenais à soulever.

Toujours dans le positif, j'ai le sentiment, après ma lecture, d'avoir appris énormément de choses concernant les Shelley et leur cercle. Si je connaissais plutôt bien la carrière littéraire de Mary et son enfance, j'ignorais en revanche beaucoup d'éléments sur son poète de mari et sur leur vie personnelle. On sent que Daisy Hay maîtrise son sujet et c'est tout bonnement passionnant à suivre. 

Non seulement j'ai appris beaucoup de choses sur les Shelley et sur Byron, mais ce livre a aussi été l'occasion pour moi de découvrir des personnages que je connaissais peu ou pas: par exemple, la famille Hunt me semble particulièrement intéressante, et pourtant je n'en avais presque jamais entendu parler. J'ai aussi envie de pousser plus loin mes recherches sur Byron. Une bonne chose!

A noter que le livre est très complet: il contient de nombreuses illustrations représentant les différents individus présents dans l'ouvrage, ainsi qu'une impressionnante bibliographie qui, si vous le souhaitez, vous donnera de nouvelles pistes à explorer pour la suite.

Seuls petits "bémols" à souligner: le livre n'est pour l'instant pas disponible en version française, seule la version originale existe. Ensuite, si vous ne connaissez pas trop l'Histoire de l'époque, vous risquez à quelques moments d'être un peu perdus car Daisy Hay fait parfois référence à des événements particuliers ou des personnages célèbres qui ne sont pas forcément très connus en France. Mais en dehors de ça, je ne peux que vous recommander cet ouvrage!

Au final, j'ai beaucoup aimé cette lecture passionnante et je suis heureuse d'avoir enfin pu me plonger dedans! Si vous vous intéressez à Mary Shelley ou aux poètes du début du 19ème siècle, je vous encourage vivement à vous procurer Young Romantics!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup :).

AnGee.

dimanche 13 août 2017

Claymore, tome 2 de Norihiro Yagi.




Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour un nouvel article! Aujourd'hui, on se retrouve pour poursuivre ensemble notre découverte de la saga Claymore, une série de manga dans laquelle je me suis récemment lancée. Après avoir beaucoup aimé le premier tome des aventures de Clare, je n'ai pas hésité longtemps avant de me plonger dans Les ténèbres de la terre sainte. Ai-je toujours autant aimé l'univers de Norihiro Yagi? En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une bonne lecture! :)

Claymore, c'est quoi?
Je commence à peu près toujours mes chroniques de la même façon, comme vous le savez sûrement si vous êtes un habitué du blog: j'aime démarrer avec une présentation des auteurs du jour. Cependant, j'ai déjà eu l'occasion de vous parler un peu de Claymore et de son papa, Norihiro Yagi, lors de ma première chronique sur le sujet. Je vais donc éviter de me répéter et je vous invite plutôt, à la place, à suivre le lien ci-dessous qui vous mènera aux autres articles sur Claymore!


Claymore, tome 2: Les ténèbres de la terre sainte.
Résumé:
Toujours accompagnée de Raki, Clare arrive à Ravona, une ville sainte où les Claymores et Yoma sont interdits, avec la mission de trouver l'une de ses créatures qui sévit au coeur d'une cathédrale. Une tâche qui s'annonce compliquée: pour survivre à Ranova, Clare doit dissimuler sa propre nature, ce qui diminue l'efficacité de ses pouvoirs. Parviendra-t'elle à découvrir où se cache le Yoma? Se fera-t'elle prendre? Arrivera-t'elle à vaincre la créature et l'environnement hostile dans lequel elle se trouve?


Dissimulation:
Contrairement aux villages où Clare se rend la plupart du temps pour effectuer ses missions, Ravona a un statut un peu particulier. En effet, il s'agit d'une ville "sainte", religieuse, où la présence des Yoma est strictement interdite. Par extension, comme elles sont mi-Yoma, mi-humaines, les Claymore ne sont pas vraiment les bienvenues non plus (mais j'en reparlerai un peu plus loin).
Afin de pouvoir tout de même effectuer sa mission dans de bonnes conditions, Clare va donc devoir dissimuler sa véritable nature. Le point le plus important: ses yeux, argentés, signe distinctif des Claymores. Grâce à de petites pilules, elle parvient à faire disparaitre, temporairement, les traits physiques les plus révélateurs de son identité. 
Comme Raki le découvre également avec surprise, Clare est également très douée pour changer son attitude en fonction de la situation. Elle qui se montre habituellement taciturne et froide, qui discute peu, se transforme en jeune fille avenante avec les villageois. Un don d'actrice nécessaire, et qu'elle a appris comme les autres Claymore. 
Il ne reste plus qu'une chose à cacher: son épée... 

Le statut des Claymore:
Cette intrigue en terre sainte s'avère particulièrement intéressante pour nous lecteurs, car c'est l'occasion d'en découvrir un peu plus sur le statut des Claymores.
Comme je l'avais mentionné dans ma précédente chronique, les Claymores sont des créatures mi-femmes, mi-Yoma, dotées donc des avantages (et inconvénients) des deux: elles sont rapides, fortes, et capables de repérer les Yoma, chose que ne peuvent faire les humains normaux. 
Cependant, même si leur rôle est très important (elles protègent et sauvent des populations, ce n'est pas rien), on ne peut pas vraiment dire qu'elles soient les bienvenues là où elles vont. Les villageois les regardent au mieux avec une fascination prudente, au pire avec un dégoût profond. Elles se retrouvent parfois rejetées avec force, et si on est content d'être débarrassé des Yoma, on l'est presque autant lorsqu'elles s'en vont. 
A Ranova, ce rejet des Claymore est encore plus marqué: terre sainte, elles y sont interdites en raison de leur statut de demi-monstres. Mais sont-elles aussi monstrueuses qu'on le pense?

Ce que j'ai pensé de ce tome:
Et bien, qu'est-ce que j'étais impatiente de me replonger dans Claymore! Le premier tome avait réussi à me séduire et j'étais curieuse de découvrir la suite des aventures de Clare, en espérant être toujours aussi emballée. Surtout que dernièrement, j'avais bien du mal à lire des manga sans être vite lassée. Et heureusement, il semble que ce ne sera pas encore tout de suite que je lâcherai Claymore.

Tout d'abord, j'ai beaucoup, beaucoup l'intrigue de ce second tome. Au lieu de plusieurs petites aventures comme dans le premier, Norihiro Yagi établit cette fois une intrigue un peu plus longue et que j'ai trouvée assez prenante. Il y a de l'action, on ne s'ennuie pas, du suspens tout le long et encore plus à la fin grâce à un cliffhanger assez bien réussi. Un bon point, donc.

Ensuite, j'ai aimé voir Clare davantage en action. Elle reste encore un personnage très énigmatique et effacée, mais on apprend un peu plus de choses à son sujet. Elle me plait beaucoup et sa détermination est sans aucun doute ce qui me plait le plus chez elle. J'espère en apprendre encore plus sur elle dans les tomes à venir.

Ce tome est aussi l'occasion de développer un peu le background autour des Claymores: comment elles sont considérées, leur statut, les villes saintes... C'est vraiment intéressant. Je fais partie de ces gens qui apprécient quand il y a un fort background dans les histoires, et pour l'instant ce que j'aperçois de l'univers de Claymore me plait beaucoup.

Pour en revenir aux personnages, je dois dire que j'aime plutôt bien Raki. J'ai du genre à être vite agacée par les side-kicks, mais ce garçon est plutôt touchant, surtout dans sa façon de considérer Clare. Sa fascination pour elle fait écho à la mienne. Je me demande s'il jouera un rôle un peu plus actif dans les tomes à venir, ou si au contraire il gardera un peu ce statut de spectateur.

J'avais mentionné lors de ma précédente chronique le fait que je n'avais pas grand chose à dire sur le style de Norihiro Yagi, car sa façon de dessiner me plaisait, mais sans plus. Ici, j'ai du bon et du moins bon à relever: je trouve que les personnages principaux sont beaucoup plus expressifs, il insiste beaucoup sur les visages de Clare et de Raki. Un peu plus de détails, c'est appréciable. En revanche, les personnages secondaires, comme les gardes ou les religieux, ont un peu tous tendance à avoir la même tête... On se demande parfois qui est qui!

Mais à l'exception de ce petit point négatif, je suis toujours très emballée par ma lecture de Claymore. Je compte toujours poursuivre en espérant ne pas être déçue! En tout cas, soyez en sûrs, je vous en parlerai sur le Livroscope!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette nouvelle petite chronique manga vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Challenge Piece of Cake #12: The Wide Wide World d'Elizabeth Wetherell.





Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! Après avoir découvert les coriaces Claymore, j'ai décidé de repartir aujourd'hui sur une lecture plus douce pour le Challenge Piece of Cake, consacré à la littérature jeunesse. C'est encore une fois un roman classique qui a attiré mon attention: The Wide, Wide World, d'Elizabeth Wetherell, dont j'avais un peu entendu parler auparavant. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :)

(Petit rappel avant d'entrer dans le vif du sujet: n'hésitez pas à participer au concours des cinq ans du blog!)

Le Challenge Piece of Cake:
Pour commencer cette chronique, je tiens à vous présenter en premier lieu le Challenge Piece of Cake. Il s'agit d'un Challenge lancé via le super forum Whoopsy Daisy, consacré à la culture anglophone. Le but est simple: en 2017, pourquoi ne pas lire un peu de littérature jeunesse? Comme il s'agit d'un genre que je lis assez rarement, je me suis donc décidée à m'y remettre grâce à ce rendez-vous. J'ai pour objectif de vous présenter vingt livres (oui, oui, vingt: ça fait beaucoup!) cette année, en espérant y parvenir! Si vous avez envie de rejoindre Whoopsy Daisy, n'hésitez pas à suivre le lien ci-dessous!

Whoopsy Daisy - le forum.

Qui est Elizabeth Wetherell?
The Wide, Wide World, publié en 1850, est un roman orienté jeunesse écrit par Elizabeth Wetherell, le nom de plume de Susan Warner. Née à New York en 1819, cette américaine n'est pas particulièrement connue en France, malgré une impressionnante bibliographie d'une trentaine de romans. The Wide, Wide World, le premier, est aussi aux Etats-Unis son livre le plus populaire. Comme le montre son œuvre, Susan Warner est attachée à la vie à la campagne et à la religion, deux thèmes qu'elle exploite beaucoup. La religion, en particulier, est très présente dans sa vie: elle descend d'une famille puritaine et est une fervente catholique, très liée à l'église presbytérienne locale et déterminée à véhiculer les valeurs chrétiennes dans son travail. Elle meurt en 1885, toujours à New York, et son œuvre fait désormais partie des classiques de la littérature américaine. 

The Wide, Wide World:
Résumé:
Ellen Montgomery, petite fille vivant à New York, se retrouve brutalement éloignée de sa mère lorsque celle-ci, gravement malade, doit partir pour l'Europe. Ellen est envoyée chez Miss Fortune, sa tante qu'elle ne connait pas, à la campagne. Un changement de cadre assez soudain, qui n'est pas arrangé par le caractère difficile de sa tante: les deux ne s'entendent pas, mais alors pas du tout. Ellen va devoir apprendre à vivre dans ce nouvel environnement et pourra compter sur la bienveillance des voisins, ainsi que sur sa foi, dans laquelle elle aime se réfugier. 

A la découverte de la campagne:
Je l'ai mentionné un peu plus tôt: un thème apparemment souvent exploité par Susan Warner, alias Elizabeth Wetherell, c'est la vie à la campagne. C'est d'ailleurs ce qui constitue le début de l'intrigue de The Wide, Wide World: le départ d'Ellen pour vivre chez sa tante.
Jusqu'alors, Ellen a passé toute sa jeune vie à New York, avec ses parents (principalement sa mère, à laquelle elle est très attachée). Même si la famille n'est pas riche, la vie à la ville diffère nettement de celle qu'elle va découvrir chez sa tante Miss Fortune: une vie près des éléments de la nature, où l'école se trouve loin, où les gens se déplacent difficilement, où il est facile d'être isolé. Une vie parfois un peu rude, comme la jeune fille va l'apprendre à ses dépens... 

La religion comme thème majeur:
Avant de me plonger dans ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'en avais entendu parler quelques fois, mais je ne connaissais pas l'autrice, ni l'intrigue. En commençant The Wide, Wide World, j'ai vite été frappée par un point en particulier: la forte présence de la religion, point central de l'histoire.
Lorsqu'on se penche un peu sur la vie de Susan Warner, on réalise en effet que la religion et sa foi catholique en particulier ont eu un fort impact sur sa vie, et cela se ressent dans son œuvre. Elle cherche à véhiculer, à travers les aventures de sa petite héroïne, les valeurs chrétiennes qui lui sont chères: le pardon et l'humilité apparaissent comme les traits majeurs. 
Dès qu'il arrive quelque chose à Ellen, la demoiselle se retrouve à lire la Bible ou à recevoir une leçon de morale chrétienne lui montrant que ce qu'elle subit ne doit pas l'éloigner de Dieu, mais au contraire l'en rapprocher. Le livre contient donc son lot de sermons et de citations bibliques, un point important à noter. 

Ce que j'ai pensé du livre:
En découvrant des classiques jeunesse pour ce Challenge, j'ai eu des lectures très variées: des bonnes surprises, des déceptions, des découvertes, et j'ai pu développer un peu mes connaissances dans ce domaine. The Wide, Wide World m'intriguait car je trouve la littérature classique jeunesse américaine particulièrement intéressante et assez différente de ce qu'on trouve en Europe. J'étais donc curieuse de me plonger dans ce livre, mais je dois bien avouer que ma lecture a été on ne peut plus laborieuse...

Lorsque j'ai démarré le livre, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Anne of Green Gables, un roman que j'ai lu récemment et que j'ai aussi présenté sur le blog pour le Challenge Piece of Cake. Une lecture que j'avais appréciée dans son ensemble et qui comporte des similarités avec The Wide, Wide World: une jeune fille arrive à la campagne, dans un univers qu'elle ne connait pas, apprend à connaître les gens, le mode de vie...

Je partais donc plutôt confiante, mais j'ai rapidement décroché de ma lecture. Tout d'abord parce que j'ai eu énormément de mal à m'attacher à Ellen. Si Anne était une petite fille joviale, originale et avec un caractère bien marqué, Ellen n'a pas grand chose qui permet de la distinguer. Elle est très lisse et fade, et j'ai eu du mal à m'intéresser à son histoire. Les autres personnages sont aussi très plats à mon goût et ne relèvent pas vraiment le niveau.

Ensuite, j'ai toujours eu du mal avec les livres jeunesse dont l'intrigue repose majoritairement sur la souffrance enfantine. C'est en partie pour ça que j'ai du mal avec Dickens et ses gamins exploités. Ici, la pauvre Ellen passe son temps à se faire traiter comme une moins que rien par sa tante, qui n'a jamais un mot gentil à lui dire, et qui ne sait que la punir. Au bout d'un moment, c'est terriblement pesant...

En fait, pendant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à cette vidéo du Joueur du Grenier dans lequel il dit qu'il rêvait de traverser l'écran pour secouer Princesse Sarah, qui se faisait martyriser par tout le monde. C'est exactement ce que je voulais faire avec Ellen, lui dire de se réveiller et d'arrêter de se faire marcher dessus.

Ce qui me gêne encore plus, au-delà de la souffrance permanente de cette pauvre gamine, c'est l'attitude des adultes autour d'elle. Tout le monde voit bien qu'elle est malheureuse et que sa tante est mauvaise avec elle, mais chaque fois qu'elle ose se plaindre ou émettre une remarque, on sort la carte religion en lui reprochant presque de ne pas être une bonne chrétienne.

Alors entendons nous bien: je ne suis pas croyante, mais j'ai toujours respecté les croyances d'autrui. Je trouve ça formidable que des gens puissent s'épanouir grâce à la croyance, et je suis persuadée que beaucoup de gens dans le monde trouvent du réconfort dans la prière et la foi. Et je trouve ça super.

Cependant, ici, j'ai été vraiment gênée par le discours de certains personnages à plusieurs moments: Ellen n'a pas le droit d'être triste de sa situation, de s'en plaindre, de penser à sa mère malade, sans qu'on lui fasse un sermon sur le fait que son comportement n'est pas assez chrétien. Alors oui, il faut garder en tête que ce roman a été écrit au 19ème siècle par une femme particulièrement croyante, mais quand chaque chapitre contient cinq ou six pages sur l'importance de la prière, c'est un parfois un peu redondant.

Au final, j'ai été assez déçue par ma lecture de The Wide, Wide World. Contrairement à d'autres classiques que j'ai pus lire pour ce Challenge, je trouve que ce roman n'a pas vraiment bien vieilli. Mais comme toujours, gardez bien en tête que mon avis sera peut-être très différent du vôtre, alors n'hésitez pas à vous plonger dans ce roman s'il vous tente!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cet article vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour parler d'une nouvelle lecture, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

mercredi 9 août 2017

Claymore, tome 1, de Norihiro Yagi.





Bonjour à tous et à toutes!

Je suis AnGee du Livroscope, j'espère que vous allez bien et que vous êtes prêts pour une nouvelle chronique! On se retrouve aujourd'hui pour parler d'un type de livres que je n'avais pas présenté depuis longtemps sur le blog: un manga. Après une grosse overdose de manga il y a quelques années, j'ai décidé récemment de m'y remettre doucement en me penchant sur une série qui m'intriguait depuis quelques mois: Claymore, 27 tomes au compteur, de Norihiro Yagi. Mon objectif: lire et vous présenter chacun des tomes de cette saga, et on démarre de suite avec le premier. En espérant que cette chronique vous plaise, je vous souhaite une très bonne lecture! :) 

Norihiro Yagi et Claymore, petite présentation:
Commençons cette chronique par une petite présentation de la saga qui va nous accompagner dans les mois à venir: Claymore. Claymore est donc une série de manga (27 volumes au total), publiée entre 2001 et 2014. Son créateur est Norihiro Yagi, mangaka né en 1968 dans la province d'Okinawa. Ce japonais a fait ses premières armes avec deux séries, Undeadman et Angel Densetsu (cette seconde était apparemment particulièrement populaire au Japon) avant de se lancer dans Claymore. La série fut publiée dans le magazine Shonen Jump puis dans Jump Square, tandis qu'on peut la trouver en France chez Glénat. Une adaptation anime existe également. Au cours des mois à venir, j'essaierai de vous présenter un ou deux tomes par mois, alors vous risquez de revoir souvent les Claymore! :)


Claymore, tome 1:
Résumé:
Dans un petit village, les habitants sont décimés par un Yoma, une créature capable de prendre une apparence humaine et qui se nourrit d'eux. Leur seul espoir: la venue de Clare, mi-humaine mi-Yoma, qui fait partie de celles qu'on appelle les Claymore, des guerrières sans pitié. Raki, un jeune garçon dont les parents ont été tués par le Yoma, se prend de fascination pour cette étrange demoiselle...

Les Claymore et les Yoma:
Dans ce premier tome (intitulé en français La tueuse aux yeux d'argent), l'intrigue sert surtout à poser une introduction des Claymore et des Yoma, que nous serons amenés à suivre à travers les différents tomes. Il me semblait donc judicieux de vous en parler un peu davantage.
Commençons par les Yoma: les Yoma sont des créatures qui se nourrissent des humains et sont capables de prendre la forme de leurs victimes. Un atout indispensable pour se fondre parmi eux. Ils sont indétectables des hommes, ce qui les rend encore plus dangereux.
Pour tenter de vaincre ces Yoma ont été créées les Claymore, même si elles ne se donnent pas ce nom. Il s'agit de créatures mi-femmes (les femmes supportent mieux la transformation que les hommes), mi-Yoma, possédant une grande rapidité et une partie des pouvoirs des Yoma. Elles sont capables de les détecter à l'odeur. On reconnait les Claymore à leur tenue de guerrière et à l'épée qu'elles transportent, ainsi qu'à leurs yeux argentés. Nous suivrons Clare, une Claymore déterminée et qui enchaîne les missions sans répit.

Ce que j'ai pensé de ce premier tome:
Si j'avais un peu entendu parler de Claymore lorsque j'étais plus jeune, ce n'est qu'il y a quelques mois que j'ai vraiment commencé à m'y intéresser, grâce à mon compagnon, grand fan de cette série. J'ai donc décidé de profiter de son intégrale Claymore pour m'y mettre enfin, en me plongeant dans le premier tome, La tueuse aux yeux d'argent, en espérant aussi surmonter l'overdose de manga qui me poursuit depuis plusieurs longs mois.

Dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié ma lecture de ce premier tome de Claymore. J'ai passé un bon moment avec ce manga et j'ai relevé plusieurs points positifs, que je vous propose de détailler un peu plus ici.

Tout d'abord, ce tome est une bonne introduction à l'univers que nous allons découvrir. A la fin de notre lecture, on sait déjà pas mal de choses à son sujet et sur son fonctionnement: ce que sont les Yoma et leur façon de procéder, comment combattent les Claymore, ce qu'elles sont... Des bases nécessaires et solides pour la suite de la saga. Je ne doute pas que les choses seront plus détaillées en avançant dans les tomes, mais l'introduction est réussie.

Il y a également un bon compromis entre présentation de l'univers et action. Norihigo Yagi nous plonge directement dans l'intrigue en nous plaçant dans un village attaqué par un Yoma et secouru pour Clare, la Claymore. J'ai terminé le livre en ayant la sensation d'avoir assisté à beaucoup d'événements: je ne me suis pas ennuyée et je n'avais qu'une envie: retrouver Clare et Raki très vite!

En parlant des personnages, j'ai hâte de les découvrir davantage. Clare m'intrigue beaucoup: pour l'instant, elle reste très mystérieuse. On la voit sous son jour de Claymore, une représentation de ce qu'elles sont, et j'espère qu'on la découvrira plus en tant que personnage unique dans les tomes à venir. Raki promet d'être un sidekick sympathique, sa fascination pour Clare est touchante. Je pense que leur relation risque d'être intéressante, en fonction de son évolution!

Visuellement, je n'ai pas spécialement grand chose à dire sur ce manga. Le travail de Yagi est fluide et harmonieux, les scènes d'action sont particulièrement soignées, mais ce n'est pas le manga le plus détaillé que j'ai lu de ma vie. Évidemment, ça risque d'évoluer avec les tomes à venir!

En bref, ce premier tome de Claymore m'a séduite et je suis motivée à lire rapidement la suite. J'ai déjà hâte de vous en parler (sans doute très prochainement!) sur le blog, et je suis un peu réconciliée avec les mangas!

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère que cette chronique vous plait, n'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire! On se retrouve très vite pour un nouvel article, en attendant comme toujours prenez soin de vous et lisez beaucoup! :)

AnGee.

Si vous avez aimé...

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